Claustrophobie : quelles sont ses causes, quel test pour la diagnostiquer et quels traitements pour vaincre la peur de l'enfermement ?

Claustrophobie

La claustrophobie est un sentiment d'anxiété intense et une peur démesurée de se retrouver dans un espace fermé ou exigu comme, dans le tunnel d'un IRM ou d'un scanner, à bord d'un avion, etc.

La claustrophobie découle souvent d'un traumatisme survenu durant l'enfance, tel qu'un enfermement ou une expérience anxiogène dans un lieu clos. Divers tests permettent de diagnostiquer la claustrophobie avant d'entamer un traitement par des thérapies cognitives et comportementales (TCC).

Ces frais sont remboursés par les mutuelles et assurances santé efficaces qui couvrent aussi bien les psychothérapies pour soigner la claustrophobie que les médecines douces qui aident à vaincre la peur de l'enfermement.

Claustrophobie : quelles sont ses causes et pourquoi devient-on claustrophobe ?

Les causes de la claustrophobie, ainsi que les facteurs déclencheurs ou prédisposants les plus souvent identifiés, comprennent :

  • chocs émotionnels durant l'enfance : longue punition dans un endroit fermé, agression dans un endroit clos, etc.
  • enfermements traumatisants : rester bloqué dans un ascenseur, vivre un accident de voiture avec impossibilité de sortir, etc.
  • relations oppressantes : situations conflictuelles avec un parent ou un supérieur hiérarchique, difficultés de communication avec les proches, etc.
  • Vulnérabilité émotionnelle : hypersensibilité naturelle, fatigue psychologique, état d'anxiété généralisée, etc.

La claustrophobie peut survenir à tout âge, de façon soudaine ou progressive. Elle se déclare souvent lors de périodes de vulnérabilité émotionnelle, de fatigue importante ou de bouleversements personnels.

La claustrophobie commence généralement quand une personne se retrouve face à un espace clos ou à une situation qui lui rappelle un événement traumatisant. Cela déclenche une crise de panique avec des symptômes physiques (douleur thoracique et étouffement, frissons, bouffées de chaleur et de transpiration, etc.).

Pour ne plus ressentir cette angoisse, le claustrophobe adopte des comportements d'évitement (préférer les escaliers à l'ascenseur, faire un long détour pour éviter de passer par un tunnel, etc.). Cet évitement à long terme ancre et aggrave la phobie.

En cas de claustrophobie extrême, l'idée même de se retrouver face à un évènement déclencheur suffit à déclencher une crise. Ce phénomène de peur par procuration ne fait qu'entretenir le cercle vicieux de cette névrose situationnelle.

Sans une prise en charge adaptée, cette névrose phobique peut évoluer vers des troubles psychiques plus sévères, tels qu'une dépression chronique. C'est pourquoi il est essentiel de réaliser un test et de consulter un spécialiste. Bonne nouvelle : de nombreuses mutuelles remboursent bien le psychologue et tout ou partie des consultations du psychiatre.

Claustrophobie : quel test pour diagnostiquer cette phobie ?

Le diagnostic de la claustrophobie repose sur des tests et des examens précis, car certains symptômes sont similaires à ceux d'autres troubles comme le syndrome de stress post-traumatique.

Le 1er test de claustrophobie permet de valider le diagnostic, d'identifier le degré de la peur d'être enfermé et d'analyser les impacts de cette phobie sur les 5 aspects suivants :

  • peur panique de se trouver dans un endroit clos.
  • réaction immédiate dès que la personne se retrouve enfermée.
  • conscience du caractère irrationnel de son anxiété.
  • stratégie d'évitement des endroits clos.
  • absence d'autres troubles expliquant cette phobie.

Comment se déroule le test de claustrophobie ?

Le test de claustrophobie, réalisé par un psychologue ou un psychiatre, se déroule généralement de la manière suivante :

  • un entretien clinique durant lequel le professionnel pose des questions sur les situations qui provoquent la peur, les symptômes ressentis (palpitations, sueurs, panique), les comportements d'évitement associés (refus de prendre l'ascenseur, peur de l'IRM, etc.).
  • une exposition douce et contrôlée à un espace confiné est proposée pour observer la réaction du patient, évaluer la gravité de la claustrophobie et orienter vers le traitement le plus adapté.

Ainsi, le test de claustrophobie permet un diagnostic précis et la mise en place d'un plan de soin individualisé selon la sévérité de la phobie et les comportements phobiques du patient.

Claustrophobie : quels traitements pour vaincre la phobie des endroits clos ?

Le traitement de la claustrophobie commence par consulter le médecin traitant pour un premier test de diagnostic. Selon votre niveau d'anxiété, le médecin généraliste peut vous orienter vers un psychiatre ou psychologue pour entreprendre une psychothérapie adaptée :

  • thérapies comportementales et cognitives (TCC) : aident à déconstruire les pensées automatiques et négatives associées au lieu clos et confrontent progressivement le claustrophobe à ses peurs pour reprogrammer ses réactions émotionnelles et se débarrasser des comportements phobiques.
    Souvent pratiquées par un psychologue, les séances de TCC sont remboursées à plus de 55 €/séance par des compagnies comme Matmut Assurances ou Alptis.
  • psychothérapies : un psychiatre peut proposer des traitements de désensibilisation systématique (confronter en toute sécurité le claustrophobe à l'objet de sa phobie), un traitement médicamenteux (anxiolytiques ou antidépresseurs) pour gérer les crises d'angoisse intenses, etc.
    Des mutuelles santé comme MMA Mutuelle remboursent à plus de 300 % pour la consultation de psychiatre et à 100 % les médicaments prescrits par ce spécialiste.
  • traitements par réalité virtuelle : la simulation de situations anxiogènes par des jeux vidéo ou des lunettes de réalité virtuelle aide le patient à apprendre à gérer l'objet de ces craintes avec plus de douceur et de manière sécurisée.
  • séances de relaxation par les techniques de yoga : le travail sur la respiration permet de mieux gérer les situations stressantes et de contrôler les émotions afin d'éviter de céder à la panique.
  • hypnose : l'hypnothérapie, remboursée par des mutuelles santé comme Apivia, aide à reprogrammer les schémas. En accédant à l'inconscient, l'hypnose aide le patient à mieux accepter la source de ses peurs et à l'apprivoiser.

D'autres médecines douces, comme l'acupuncture ou l'homéopathie, aident à soulager l'anxiété liée aux phobies.

Comparez vos devis en moins d'une minute et trouvez une mutuelle avec des remboursements efficaces des traitements de cette peur obsessionnelle.